Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 18:22

 Pas facile de dessiner une main ... j'imagine que sur les bateaux c'est la première chose qui s'abime, la main. Le fil de l'eau n'est pas bien loin du fil du temps.

 

Essais en perspective, avec un fond grisé.























                   

Par Bragance
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 17:38
 Copies.















































Par Bragance
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 17:51

 

 

  Les sculptures de Rodin font surgir la sensation du désir du corps, dans les volutes et les rondeurs d'un bras, d'un dos, d'une torsion. Peu importe que le corps soit seul ou en prise avec un autre : la sensualité palpite, ou se répand lentement hors de sa matérialité.

Rodin se servait de photographies pour retravailler ses sculptures. La photographie ouvre un autre univers fantasmatique, au-delà des corps : dans cet univers-là, la nuit et le brouillard donnent vie à un Balzac posé comme une statue de commandeur dans le crépuscule ; des têtes-à-têtes inattendus entre l'objet et le réel font soudain de ces oeuvres des créatures à part entière ; la fragilité du processus créatif se révèle sous les coups de crayons, les traces de corrections apportés aux photographies.

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Bragance
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 22:43

 J'ai changé de crayon, celui-là est plus gras.

 


Au bord du canal de Bourgogne :
























 


Fontainebleau :



























Une affiche de conte russe :


Par Bragance
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 17:25

La première traversée du globe en solitaire est loin des récits du Vendée Globe actuel. Pour cette première fois, un seul bateau rentra à bon port, celui d'Eric Tabarly. Les autres abandonnèrent la course ou se perdirent en mer. On les retrouva plus ou moins vite, mais après quelques mois il manquait encore un navire à l'appel.

L'histoire de ce voilier perdu évoque une distorsion du temps, et, on va le voir, une distorsion de la personnalité. Lorsqu'on retrouva le navire, il n'y avait plus personne à bord, mais le navigateur avait laissé son carnet de bord. En fait, deux carnets de bord. Le premier raconte comment il comprend un jour qu'il s'est perdu et décide d'ancrer en pleine mer ; l'homme se désespère d'être jamais retrouvé, il répète ses calculs, se ronge d'attente et de désespoir. Le second carnert de bord est tenu par un homme qui a pris parti de son immobilité, lui. Il raconte comme la mer est belle et calme, comment il passe des journées agréables à pêcher le poisson, à se dorer au soleil ; il a oublié les raisons de sa présence dans ce lieu idyllique et isolé. Pas d'évocation de la course, d'un ailleurs qui était sa vie, avant.

Un jour l'un des deux hommes décida de passer par dessus bord. C'est un voilier désert qu'ont retrouvé les organisateurs de la course. Avec, à bord, deux carnets.






Canal du XIXème, Paris.


Par Bragance
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 20:10

Je me suis équipé d'un petit bloc et d'un simple crayon à papier, et je croque en attendant le départ les objets de souvenirs fugaces.

Problème : je ne sais pas dessiner ... 

                                                         

























Sans intérêt, mais ma foi il faut bien commencer.

Par Bragance
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 19:25

Bienvenue sur le Bragance, un navire tranquille et pas pressé qui n'a pas bien décidé de sa destination ...


J'adore les navigateurs, les explorateurs. Pourtant je n'irai pas suivre le Vendée Globe ni les traversées en chameau du Taklamakan : je préfère le mythe, dans son aspect prométhéen, mais je préfère aussi que le mythe évite le tragique. Première manifestation de ce goût, l'histoire de l'Endurance et de Sir Ernest Shakleton, histoire d'un échec généreux.



Un extrait de l'annonce publiée par Shakleton :  
" Cherche homme pour voyage incertain, petits gages, froid intense,
longs mois de nuit complète, danger permanent, retour incertain. "


En 1914, Ernest Shakleton part sur un bateau à voile, l'Endurance, pour une traversée de l'Antartique en traineaux à chiens. Il a l'espoir sans doute de "découvrir" le pôle sud, nous sommes en pleine époque d'expéditions polaires.

Le bateau, en quittant sa base en Georgie du Sud, est rapidement emprisonné par les glaces et dérive dans la mer de Wedell.
Les hommes doivent passer l'hiver dans le ventre du voilier. Mais la pression de la glace devient si forte qu'ils doivent abandonner le navire.
Dans un reportage de la BBC constitué à partir des photos de l'expédition, on voit "la lente agonie de l'Endurance" :
      





 












Sans abri, les hommes trainent trois cannots de sauvetage sur la glace, atteignent la mer et naviguent jusqu'à l'île Elephant. L'équipage s'installe dans son nouveau camp, mais, on s'en doute, ça caille ! Le problème, c'est qu'on est loin de tout sur l'Ile Elephant. Alors Shakleton décide de partir pour une opération sauvetage complètement folle : à six sur un cannot de bois, quelques hommes courageux rament dans le froid, sur une mer déchaînée, pendant plus de 1000 kilomètres. Au bout du voyage, ils espèrent retrouver la Georgie du Sud.
Lorsque le cannot accoste, les hommes sont épuisés. Le paysage qui se dresse devant eux leur réserve une dernière surprise : ce sont des montagnes, de hautes montagnes de glace. Shakleton, inébranlable, s'équipe avec deux hommes et entame la traversée du glacier.  Après un nouveau périple, ils trouvent enfin un port baleinier.

Pendant ce temps, sur l'île Elephant, le reste de l'équipage a fabriqué un abri avec les deux derniers cannots de sauvetage retournés l'un contre l'autre.  Shakleton arme trois fois un bateau pour les secourir, mais toujours une panne, le manque de charbon, les tempêtes ou la glace l'empêchent de les rejoindre. Quand le temps s'éclaircit enfin, il se dirige dans une mauvaise direction et manque l'île ... Bon, rassurez-vous, il finira par les retrouver. Tous vivants. Et il les ramènera en Angleterre, où ces braves hommes - nous sommes maintenant en 1916  - s'engagent tous ... pour la première guerre mondiale.




Par Bragance
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